|
Le principe du chauffeur désigné venait donc de voir timidement le jour en Europe et il faut dire que ce genre de campagne, qui faisait appel à la responsabilité de tout un chacun, n’était pas au goût de tout le monde et il était difficile de faire passer l’idée auprès du grand public.Pour mieux faire entendre son message, La Sécurité Routière s’est dotée dès le début de plusieurs partenaires, dont le ministère de l’Education nationale le ministère de la Force Publique …et en 1996, d’un premier partenaire commercial, les Sources Rosport. C’était l’époque des légendaires casquettes jaunes toujours bien présentes dans la mémoire de nombreux fêtards.Sachant que le changement de comportement des conducteurs est un travail de longue haleine, La Sécurité Routière ne s’est pas découragée dans sa démarche et n’a cessé de renouveler et de redynamiser l’idée du « Chauffeur fir den Owend ».L’année 2001 fut sans aucun doute une année charnière pour la campagne avec la création du personnage Raoul. Raoul change de look au fil des années. Aussi à l’aise dans sa petite voiture « lego » qu’en limousine, en John Travolta ou en bonhomme plastique sur une maquette à assemblage, il reste toujours fidèle à lui-même, le chauffeur qui ne boit pas. En plus de 10 ans, cette campagne de sensibilisation génératrice d’une approche positive de lutte contre l’alcool au volant a certainement contribué à influencer le débat autour de la problématique de l’alcool chez les jeunes, sujet qui a longtemps été passé sous silence. Désormais l’alcool est un sujet grave, pris au sérieux. Les réactions véhémentes de part et d’autre après l’apparition massive des alcopops (et leur disparition après l’augmentation des taxes), l’annonce de l’abaissement du taux d’alcoolémie, le permis à points et une répression plus sévère montrent que la tolérance vis-à-vis de ce phénomène a été considérablement réduite. Le bilan de ces 10 dernières années ne peut donc être que positif. Raoul a fait son entrée dans les mentalités des jeunes (et moins jeunes) fêtards. De nombreuses initiatives émanent ici et là, encore trop rares, mais en nette progression. De plus en plus d’organisateurs de manifestations, de cafetiers et de restaurateurs, mais également des personnes privées prennent conscience de leur responsabilité et désirent proposer des alternatives. Le succès des initiatives récentes comme le « Night Rider » et le « Late night bus » en témoignent. |