Les chauffard·e·s écopent rarement d’une peine d’emprisonnement ferme pour un accident de la route ayant entraîné la mort d’une ou plusieurs personnes. Et l’interdiction de conduire est souvent assortie d’une exception pour aller travailler. Une insupportable injustice aux yeux des familles des victimes, qui fait aussi débat parmi les acteur·rice·s de la prévention routière et de la justice.
Dans le cimetière de Milly-sur-Bradon, un village de 148 âmes perdu au milieu des champs et forêts de la Meuse lorraine, une tombe attire l’attention : la pierre est à peine visible tant elle est couverte de fleurs et de tablettes en marbre. Sur les photos, un visage jeune et souriant. Celui de Chloé, fauchée par un accident de la route le 14 novembre 2021 près de Niederkerschen. Elle avait les mêmes yeux bleus que sa maman Nathalie, qui vient la voir tous les jours et veille à l’entretien de son tombeau, arrosant les plantes, ramassant les feuilles mortes, variant la décoration à chaque saison. « Il n’y a plus de sapin de Noël chez moi depuis l’accident, il n’y a plus rien. Je décore un sapin ici, avec des lampes solaires. Elle adorait Noël. » Le frère de Chloé, sa compagne Alizée et leurs enfants Jayke et Loé viennent souvent aussi. Jayke connaît le chemin par coeur pour aller voir « tata Chloé » dont il était si proche.
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Tödlicher Verkehrsunfall. Welche Strafe ist gerecht?
20.August 2025 Lëtzebuerger Journal, Camille Frati, Lex Kleren